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L’Afrique : nouvelle terre promise de Pernod-Ricard

Pierre Pringuet, directeur général du groupe français Pernod-Ricard (2000-2015) , président depuis 2012 de l’Association française des entreprises privées (Afep) , était à Cognac pour présider un comité de groupe Pernod-Ricard France et rencontrer les représentants de la viticulture charentaise (Jean-Bernard de Larquier, Christophe Véral et Christophe Forget). L’un des plus puissants patrons du CAC 40 a livré, plusieurs messages de confiance, aux côtés de Philippe Guettat, nouvellement nommé directeur général de Martell Mumm Perrier Jouet (la branche cognac et champagne de Pernod-Ricard) et de Jean-Marc Morel, directeur général adjoint de Martell & Co.

Depuis quelque temps, dans la presse, vous évoquer la « GNAK strategy ». Qu’est-ce ?

Pierre Pringuet. Nous avions déjà une filiale en Afrique du Sud, où nous sommes devenus le numéro un grâce au whisky Jameson. Le continent africain vit une évolution extrêmement rapide. Il a une dynamique démographique très forte. Aujourd’hui, la population africaine est à un peu plus d’un milliard d’habitants. Simultanément, elle connaît un boom économique. Des territoires de l’Afrique regorgent de pétrole, d’uranium, d’or. Il y a un phénomène d’enrichissement et un marché potentiel qui est déjà important. Vous avez un triple phénomène : démographique, d’urbanisation et d’entreprenariat. Nous avons créé des filiales Pernod-Ricard dans six pays : le Maroc, le Ghana, le Nigeria, la Namibie, l’Angola, le Kenya. GNAK, c’est pour s’en souvenir. Plus de 100 personnes travaillent aujourd’hui dans ses filiales.

Une stratégie qui s’appliquera au cognac ?

Pierre Pringuet. Nous appliquons toujours notre stratégie à l’ensemble de notre portefeuille.

Philippe Guettat. Pour le cognac Martell, nous nous intéressons particulièrement au Nigéria où Martell a un lien historique. C’est là que nous allons faire porter la force commerciale tout en étant présent dans les autres pays.

Quels sont les modes de consommation en Afrique ?

Pierre Pringuet. Ils ne sont pas très différents de l’Asie. Il y aura toujours un whisky, un cognac, une vodka que l’on commande en bouteille, contrairement à la France, où on boit au verre.

Philippe Guettat. Le cognac y est une consommation de nuit, de jeunes en catégorie VS-VSOP tout en gardant une présence sur les XO. Mais les deux sont indissociables.

Martell & Co a doublé ses volumes en dix ans (2 millions de caisses) et atteint le million de caisses vendues en Chine, cette année. Les perspectives africaines ressemblent-elles au pari chinois ?

Pierre Pringuet. En 1987, Pernod-Ricard avait deux bureaux en Asie. Vingt-cinq ans plus tard, elle est le premier marché du groupe. S’il y a vingt ans, on m’avait demandé le tracé potentiel d’évolution, j’aurais été en-deçà de ce qui s’est réalisé. Mais le potentiel, c’est aussi ce que vous en faites vous même. L’Afrique devient un marché, exactement comme la Chine il y a quarante ans.

Quel est votre message pour le cognac ?

Pierre Pringuet. La catégorie cognac est absolument stratégique pour Pernod-Ricard.

Martell est une marque sur laquelle on peut construire de la valeur. Pour le cognac, nous avons une vision de très long terme et de très grande ambition.

Source : sudouest.fr

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